Environment and biodiversity – priority issues for PAM

Published September 26th, 2010 - 11:46 GMT
Al Bawaba
Al Bawaba

Senator Abdullatif Abdouh (Morocco), Vice-President of the Parliamentary Assembly of the
Mediterranean has addressed the High-Level Meeting of the UN General Assembly, organised as
a contribution to the International Year of Biodiversity, held in New York on 22 September.
The Moroccan Senator is a member of the PAM delegation representing the Assembly at the
activities currently under way in New York on the occasion of the 65th UN General Assembly.
Other members of the delegation include Italian Senator, Francesco Maria Amoruso (PAM Vice-
President) and PAM Secretary General, Dr. Sergio Piazzi.
In his intervention Sen. Abdouh stressed that along with other important issues, PAM is
particularly investing in environmental and biodiversity issues. He also highlighted the current
situation in the Mediterranean noting that, due to the high level of an array of activitities, the
Mediterranean biodiversity is at risk and particular attention should be dedicated to the anthropic
pressure, although, on the other hand, the human factor can be controlled.
On a wider perspective, PAM Vice-President referred to the fact that PAM has also addressed
the issue of problems caused by organised crime, responsible for the dumping of toxic waste in
the Mediterranean. In relation to oil related pollution, similar to the disaster in the Gulf of
Mexico, PAM will organised in 2011 an international meeting on the risks, the prevention and
the preparedness of intervention to counter such environmental disasters.
Finally, he underscored the fact that environmental and biodiversity issues do not respect
established national boundaries and therefore there must be an efficient collective strategy for the
protection of the global environment, which has consequential effects at a regional and local
level. Ends//
Full speech follows.
For further information please contact:
Martin Micallef
email: [email protected]
tel: + 356 22484218
www.apm.org.mt
Le Vice-président
A vérifier au prononcé
Eléments de langage pour M. le Conseiller Abdouh,
Vice-président de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée
Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale comme contribution à l’Année internationale de la
biodiversité
New York, mercredi 22 septembre 2010
FORMULER LA STRATÉGIE POUR LA PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ
APRÈS 2010
Monsieur le Président,
Je vous remercie de me donner la parole
Excellences,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs,
L’Assemblée parlementaire de la Méditerranée, organisation internationale qui regroupe les
parlements de 25 pays méditerranéens, est très fière de participer pour la première fois à une telle
rencontre sur la biodiversité sous son nouveau statut d’Observateur auprès de l’Assemblé
générale des Nations Unies, obtenu en décembre dernier. Notre Assemblée, qui traite notamment
de sujets politiques, économiques, sociaux, de droits de l’homme et de dialogue interculturel,
s’est particulièrement investie dans les questions environnementales et de biodiversité. Dans
notre résolution 2010 sur l’environnement et le changement climatique, nous nous sommes
réjouis que l’Assemblée générale des Nations Unies ait déclaré 2010 Année internationale de la
biodiversité, et avons décidé d’en profiter pour étudier cette question en profondeur dans une
perspective régionale et méditerranéenne.
La richesse de la diversité naturelle est un enjeu capital pour le monde, et en particulier
pour la Méditerranée. En effet, notre région concentre 10% des espèces connues de végétaux
supérieurs, sur 1,6% de la surface terrestre, et constitue un des réservoirs majeurs de la
biodiversité marine et côtière, avec 28% d’espèces endémiques et 7,5% de la faune et 18% de la
flore marine mondiale, sur seulement 0.7% de la surface totale des océans.
La biodiversité est le tissu vivant de notre planète. Sa sauvegarde est essentielle à notre
économie, notre agriculture, notre santé, à notre société dans sa globalité. Pourtant, cette
biodiversité est menacée, et cette menace est directement la conséquence de l’activité humaine,
puisque la communauté scientifique estime que le rythme actuel de la disparition des espèces est
de 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction.
La Méditerranée est particulièrement exposée à cette menace, puisque l’activité humaine
y est extrêmement importante : notre région concentre une population de près de 500 millions de
personnes, qui engendre une des activités économiques les plus importantes au monde : 30 % du
trafic maritime mondial et 28 % du transport d’hydrocarbure, sur seulement 0.7% de la surface
globale des océans. Les experts évaluent à 80.000 tonnes d'hydrocarbures par an les rejets des
navires en Méditerranée, soit l’équivalent de près de cinq marées noires telles que celle de
l’Erika, qu’a connue la France en 1999.
PARLIAMENTARY ASSEMBLY OF THE MEDITERRANEAN
Assemblee parlementaire de la Mediterranee
En conséquence, la biodiversité de la Méditerranée est aujourd’hui exposée à d’énormes risques,
et les experts estiment que 19% des espèces marines connues de Méditerranée sont menacées.
Grande richesse biologique et forte pression anthropique ont pour conséquence une érosion de la
biodiversité. C’est le problème auquel est confronté la Méditerranée.
Mais si la source de cette menace est humaine, le coté positif est qu’il est possible de contrôler et
de gérer cette menace. Il s’agit donc de travailler ensemble à la protection de la biodiversité.
L’APM s’est par exemple déjà penchée en profondeur sur les problèmes causés par la criminalité
organisée, responsable de déversement illégal de déchets toxiques en Méditerranée. Au
printemps 2011, l’APM organisera également une réunion internationale sur les risques encourus
et sur les capacités de prévention et de réaction de la Méditerranée face à des catastrophes
environnementales, telles que celle intervenue il y a quelques mois après l’explosion d’une
plateforme pétrolière dans le Golfe du Mexique, et qui a eu des conséquences très graves sur la
biodiversité de cette région.
Les parlementaires de la Méditerranée tiennent également à féliciter les travaux des Nations
Unies et de la Convention sur la Biodiversité biologique, et souhaitent s’y associer. Si les
objectifs pour 2010 qui avaient été fixés lors du Sommet mondial pour le développement durable
en 2002 n’ont pas été atteints, il faudra dès la Conférence de Nagoya, redessiner une stratégie
plus ambitieuse.
Un des éléments cruciaux à prendre en compte est le fait qu’une stratégie efficace pour la
protection de la biodiversité devra être mise au point au niveau régional, car la nature ne connait
pas de frontière. C’est en ce sens que les parlementaires du monde entier se sont engagés en
novembre dernier dans la « déclaration de Malte sur l’engagement des parlementaires pour la
COP15 et au-delà », qui a été présentée en décembre dernier à Copenhague et à laquelle l’APM
va réitérer son attachement à la COP16 à Cancun. Car dans ce processus de mise au point d’une
Stratégie de protection de la biodiversité, il s’agit de ne pas oublier la voix des parlementaires,
représentants des peuples, car c’est l’homme qui est et sera la cause de l’érosion de la
biodiversité, et qui subit déjà et subira ses conséquences.
Je vous remercie.
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