Le ministre Yéménite des Ressources halieutiques, M. Ali Hassan Al Ahmadi a invité, lundi à Casablanca, les opérateurs marocains dans le secteur de la pêche à venir pêcher en haute mer au Yémen, une zone maritime riche en ressources halieutiques mais qui demeure encore inexploitée.
Pour le responsable yéménite, qui était l'invité de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le secteur privé dans son pays est frileux et ne se hasarde pas à pêcher en haute mer, se contentant seulement de la pêche côtière.
Chiffres à l'appui de ses dires, M. Al Ahmadi a indiqué que sur les 850.000 tonnes par an qui constituent les réserves du Yémen en ressources halieutiques, seule une portion de 30% est exploitée. Le Yémen, ajoute-t-il, a aussi besoin de l'expérience marocaine en matière de conservation des poissons, une technique qui demeure encore à ses premiers balbutiements au Yémen.
De son côté, Mohamed Adnane Debbagh, vice-président de la CGEM, a, après avoir fait un exposé sur le rôle et les activités de l'association patronale, assuré le ministre yéménite de l'entière disposition des entreprises marocaines à orienter leurs investissements vers le Yémen surtout dans le domaine de la pêche. Un secteur, a-t-il souligné, qui a été parmi les premiers à se moderniser et à réussir sa mise à niveau au Maroc.
Concurrence internationale oblige.
M. Mohamed Benjelloun, président de la Fédération des industries de la mer a, pour sa part, regretté la modestie des échanges commerciaux et surtout la faiblesse de la coopération entre le Maroc et le Yémen dans le secteur de la pêche.
Pour hisser vers le haut cette coopération, M. Benjelloun a plaidé pour un réel partenariat entre les opérateurs des deux pays dans le secteur de la pêche, tout en exprimant l'entière disposition des industriels marocains de la mer à apporter assistance et conseils techniques à leurs homologues yéménites. MAP
(Le matin du Sahara et du Maghreb)
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