Le gouvernement italien a décidé de renforcer sa présence dans le tissu économique marocain, en mettant en place une ligne de crédit de 15,5 millions d'euros (150,5 millions de dhs). Les crédits de cette ligne seront assortis d'un taux d'intérêt de 5,25% HT, une durée de remboursement de 7 ans et un état de grâce juridique de 3 ans, discutable avec les banques contractantes, a indiqué une responsable au département de coopération italien, Mme Serena Massimi.
Lors d'une journée d'information organisée, lundi à Casablanca, par le Comité des opérateurs italiens au Maroc (COIM) et la Chambre de Commerce italienne au Maroc (CCIM), sous le thème «Maroc et Italie, ensemble pour la mise à niveau de l'entreprise», Mme Massimi a expliqué que, pour aider le secteur privé marocain à se restructurer, l'Etat italien a mis au point un programme intégré axé sur une composante d'assistance technique, gérée par une Unité pour la Promotion des Investissements (UPI), créée auprès de l'Office marocain pour le développement industriel (ODI), et une composante d'assistance financière.
L'UPI aide les opérateurs à définir leurs projets et leurs business plans, à trouver de potentiels partenaires commerciaux et industriels aussi bien au Maroc qu'à l'étranger et à identifier les formes de financement disponibles pour leurs projets industriels, a-t-elle précisé, ajoutant que l'UPI est également chargée de l'évaluation des projets qui désirent bénéficier du financement. La ligne de crédit, financée par le département de coopération, est strictement réservée aux entreprises ayant conçu des projets créateurs d'emploi et dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 75 millions de dhs, a-t-on souligné de même source.
Mme Massimi a rappelé, à cet égard, que depuis la mise en œuvre de cette ligne (en 2001), l'UPI a pris contact avec près de 200 entreprises (PME/PMI) et reçu une trentaine de demandes de financement, et que 20 projets sont en cours de validation, ce qui représente 18% du montant global, soit 3 millions d'euros. De son côté, la Commission européenne (CE) a élevé l'épaisseur du fonds de garantie, dans le cadre des perspectives de l'accord d'association entre le Maroc et l'UE. Selon le premier secrétaire de la délégation de la CE à Rabat, M. Olivier Ruyssen, le fonds prévoit le financement de 900 millions d'euros d'investissement de la mise à niveau des PME-PMI marocaines.
Pour bénéficier de cette structure financière, le promoteur doit apporter un minimum de fonds propre équivalent à 30% de l'investissement total, a-t-il précisé, ajoutant qu'afin d'assurer le bon déroulement du projet, une cellule de gestion du projet (CGP), indépendante, responsable de l'exécution du projet, sera mise en place pendant la durée du projet, et qu'une enveloppe financière de 4,5 millions d'euros est prévue pour cette cellule de contrôle.
Le responsable européen a annoncé que dès septembre prochain, les entreprises pourront introduire leur dossier via leur banque.
Le délai de traitement est de 15 jours à un mois, et les conditions du crédit sont les conditions du marché, a-t-il précisé, avant de révéler un programme de partenariat avec la CGEM, destiné à aider financièrement l'association marocaine du textile et de l'habillement (AMITH) à rendre service à ses adhérents, dans le cadre d'une priorité donnée aux secteurs du tourisme, du textile et de la nouvelle technologie.
Cette journée d'information a été enrichie par deux exposés sur le plan d'action national d'accompagnement des entreprises et les contrats spéciaux de formation respectivement présentés par le ministère de l'Industrie, du Commerce et des Mines et de l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT). — (Al Bayane).
© 2002 Mena Report (www.menareport.com)